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  • CRISE GLOBALISATION EN 2009 !

    Le 27/12/2008 à 17:57

     

     

     

     

     

    Non seulement la crise économique n’est pas finie, mais elle continue à s’aggraver et à se généraliser.

    Désormais, on ne parle plus de ralentissement de la croissance, mais de récession véritable. En France, selon l’Insee, le produit intérieur brut (PIB) va diminuer de 0,8 % au quatrième trimestre de 2008, puis de 0,4 % au premier trimestre de 2009 et de 0,1 % au deuxième. Sur l’ensemble de l’année, la croissance devrait encore être négative, sauf si elle atteignait plus de 1,4 % successivement aux troisième et quatrième trimestres, ce qui paraît quasiment impossible. Il en est de même au niveau de l’ensemble des pays industrialisés (Europe, États-Unis, Japon) : pour la première fois depuis 1945, leurs PIB diminueront sur toute une année. Quant aux économies du Sud, si elles vont continuer à croître, notamment grâce aux pays dits « émergents », c’est de façon ralentie ; leurs exportations en direction des pays industrialisés sont déjà touchées. De plus, les pays exportateurs de matières premières (souvent les plus pauvres) vont être atteints par la diminution du cours de celles-ci (ce qui favorise, au contraire, les pays qui en sont importateurs, comme la Chine).

    Aujourd’hui, la crise touche véritablement le cœur du système productif. Confrontées au durcissement des conditions de crédit et à la perspective de débouchés insuffisants, les entreprises réduisent leurs investissements, déjà plutôt faibles pendant la période précédente. Tous les éléments d’un cercle vicieux dépressif sont présents : chômage, stagnation, voire diminution de la consommation, baisse de l’investissement des entreprises, etc.

    C’est à des suppressions massives d’emplois qu’on va assister dans les mois qui viennent. L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) prévoit 20 à 25 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde du fait de la crise, d’ici 2010. En France, le taux de chômage (officiel) devrait atteindre 8 % (contre 7,2 % en 2008), avec plus de 360 000 suppressions d’emplois en 2009 rien que dans le secteur marchand, donc sans compter les dizaines de milliers d’emplois que le gouvernement supprime dans la fonction publique.

    Les économies des pays industrialisés sont donc en train de plonger. Les gouvernements ont multiplié les plans de sauvetage à coups de centaines de milliards de dollars ou d’euros (programmes d’achat d’actifs improductifs, utilisation de fonds publics pour recapitaliser les banques et leur servir de garantie), puis les plans de relance budgétaire. Rien n’a pu enrayer la dégradation. En Europe, les systèmes de protection sociale, qui ont pu servir à limiter les dégâts en empêchant la demande de plonger, continuent à être remis en cause, notamment en France.

    Plus aucun des leviers habituels de politique économique ne semble fonctionner. Ainsi, même si les banques centrales continuent à baisser leurs taux d’intérêt directeurs, comme aux États-Unis (jusqu’à zéro), cela ne garantit en rien une reprise de la distribution du crédit. Les taux d’intérêt aux entreprises et aux particuliers ne vont pas forcément diminuer en proportion, car les banques, elles-mêmes en difficulté, augmentent leurs marges et se donnent les moyens de continuer à distribuer des dividendes à leurs actionnaires. De plus, on risque d’assister aux dommages collatéraux de l’affaire Madoff (lire ci-dessous), avec une nouvelle génération de créances douteuses atteignant des établissements bancaires.

    Enfin, on voit se profiler le risque d’une crise monétaire, qui représenterait un nouveau facteur d’aggravation de la crise mondiale : le financement des déficits commercial et budgétaire des États-Unis par les capitaux du monde entier est, en effet, tributaire de la bonne tenue du dollar qui, depuis le début du mois de décembre, donne des signes de faiblesse, enregistrant ainsi la profondeur de la récession américaine. Si les États-Unis ne parviennent plus à attirer les capitaux, celle-ci va donc s’aggraver, tandis que la hausse concomitante de l’euro porterait un nouveau coup à la conjoncture européenne…

     

  • Solidarité avec la jeunesse

    Le 11/12/2008 à 15:42

     

    Dans un climat de luttes sociales et alors que la grève générale devait se tenir, mercredi 10 décembre, la mort d’un jeune de 15 ans, tué par la police à Athènes, samedi 6 décembre, a mis le feu aux poudres. 

    Le quartier d'Exarcheia, dans le centre d’Athènes, est l’un des plus vivants. Ayant jusqu'ici réussi à éviter le sort d'autres quartiers rénovés et devenus hors de prix, la population de ce quartier est socialement mixte: vieux ouvriers et artisans, étudiants, professions intellectuelles… Bourré de cafés, de tavernes, de petits théâtres, près de plusieurs facs, dont l'historique École polytechnique (sans statut militaire), ce quartier attire chaque week-end de nombreux jeunes. En même temps, prétextant des dégradations, la police s'y fait depuis plusieurs mois de plus en plus visible et provocatrice. Samedi 6 décembre, Alexis Grigoropoulos, 15 ans, avait donc rejoint Exarcheia, pour passer une soirée sympa avec ses copains.

    Il semble qu'au passage de deux flics, le groupe de jeunes leur ait lancé des noms d'oiseaux, comme le font de nombreux jeunes Grecs chaque jour. Aucune manifestation donc, et aucun jet de pierres, contrairement à ce qu'ont systématiquement diffusé les informations en France, reprenant les infos du ministère de l'Intérieur. En réaction, l’un des deux flics des « forces spéciales », sans sommation, a tiré semble-t-il à trois reprises en pleine poitrine sur Alexis. Ce n'est donc sûrement pas une « bavure » (selon le policier, la balle aurait ricoché)…

    La brutalité policière n'est pas nouvelle : le meurtre d'Alexis rappelle celui de Michalis Kaltezas, tué à 15 ans, en 1985. Pourtant, il est clair que, depuis deux ans, la répression devient systématique: contre les mobilisations étudiantes de 2006-2007, culminant avec le tabassage par un groupe de flics d'un jeune étudiant chypriote laissé pour mort. Depuis, la moindre manifestation reçoit matraques, gaz lacrymogènes et chlore, comme on l'a vu encore le jeudi 4 décembre, lors de la grande manifestation étudiante dénonçant le passage en force de la droite pour ouvrir des facs privées. Même traitement contre les manifestations de travailleurs ou d'habitants en lutte contre la pollution. Inutile d'ajouter que les immigrés, avec ou sans papiers, sont en première ligne; la mort récente d'un Pakistanais, dans un commissariat, semble avoir comme origine une brutalité policière. Forts de cette impunité, les « batsi » se croient apparemment tout permis, couverts jusqu'ici par le ministre de « l'Ordre public' »: le meurtre d'Alexis s'inscrit dans cet inquiétant processus.

    Ce meurtre a provoqué une immense vague d'émotion dans toute la Grèce, toutes générations confondues, comme cela était visible sur les trottoirs de la manifestation, dimanche 7 décembre. Le lendemain, la jeunesse scolarisée, partout en Grèce, est partie en manifestations, avec une participation impressionnante des collégiens. Beaucoup de commentaires expliquent cette colère par le contexte du chômage (23% des jeunes), la précarité et l'absence de perspectives. Mais il faut aussi la situer dans le droit fil d'une mobilisation permanente, cet automne: étudiants contre la privatisation des facs, collégiens et lycéens en occupations contre l'absence de moyens et contre un système éducatif poussant au bachotage dès le collège et aux cours privés complémentaires... Qu'un jeune comme eux, voulant échapper pour une soirée à ce conditionnement, se fasse tirer dessus leur est tout simplement insupportable. Dans les jours qui viennent, l'enjeu réside dans la capacité des jeunes à structurer démocratiquement leur révolte, comme ont commencé à le faire les étudiants. 

    Crise et répression

    D'autres manifestations ont eu lieu : nuit chaude dans le centre d'Athènes dans la nuit du samedi au dimanche, avec destruction – et mise au chômage des employés – de magasins. Dimanche 7 décembre après-midi, plusieurs milliers de manifestants ont défilé jusqu'à la préfecture de police, à l'appel quasi exclusif de l'extrême gauche, du Synapismos et de la mouvance autonome. Lundi 8 décembre au soir, deux manifestations ont réuni environ 5000 personnes pour le KKE (Parti communiste grec) et plus de 10000 pour l'extrême-gauche et le Syriza.

    Pourtant, de l'ampleur et de la force de ces manifestations, personne n'a parlé : ce qui fait événement, ce sont les scènes de casse, qui ont atteint, dans la nuit du lundi au mardi, un niveau jamais vu et inquiétant, plusieurs personnes ayant failli brûler dans des bureaux incendiés. S'il est clair que ces actions, qui ont eu lieu dans plusieurs villes du pays, expriment en partie un désespoir social, il y a peu à voir avec la révolte des banlieues en France. Pour éviter l'impasse, d'autant plus terrible qu'elle renvoie à l'incapacité de la gauche et de l'extrême gauche grecques à organiser des mobilisations sociales unitaires et résolues, la colère sociale doit se doter de formes et de débouchés politiques.

    L'urgence est désormais que les mobilisations jeunes se développent en lien avec les luttes des travailleurs – une grève générale massive de 24 heures devait avoir lieu, mercredi 10 décembre, alors que les enseignants étaient déjà en grève. Ce sera le meilleur moyen de faire prendre conscience du lien entre la crise capitaliste et la répression policière menée par le gouvernement de la droite libérale, que le mouvement social doit chasser. 

     

     

  • DESCENTE DANS UN COLLEGE

    Le 09/12/2008 à 19:03

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  • MEGALOPOL COMMERCIALE OU MEGALOMANIE DE LA MAIRE DE BEAUVAIS

    Le 09/12/2008 à 18:43

     

      Lors de la dernière élection municipale, Madame Cayeux et son équipe  se sont présentées sur un programme de 111 propositions pour Beauvais. Nulle trace dans ce programme de la création d’une mégapole commerciale sur la place du Jeu de Paume.

    Es-ce vraiment nécessaire de créer un tel pole alors que toutes les études démontrent qu’il y a en France et à Beauvais trop de centres commerciaux C'est la conclusion que l'on peut tirer du 14e Marché international professionnel de l'implantation commerciale (Mapic) qui s'est tenu, à Cannes, du mercredi 19 au vendredi 21 novembre. C'est le cas de la France, où les projets pullulent alors que l'on compte déjà 232 mètres carrés de surface de centre commercial pour 1 000 habitants. Procos , association de distributeurs et d'enseignes spécialisés (Fnac, Darty, Go Sport...), a, en octobre, dénombré 742 projets sur le territoire français, représentant plus de 8,8 millions de mètres carrés, dont un tiers ont déjà obtenu leur autorisation d'ouverture .Ce chiffre, en hausse de 20 % par rapport à 2007, démontre au passage, et s'il en était besoin, que les restrictions réglementaires à l'ouverture de nouvelles surfaces commerciales (lois Royer et Raffarin) ont une portée toute relative.

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    LA CRISE FINANCIERE, UN HANDICAP POUR LA CREATION DE NOUVELLES BOUTIQUES.

    Conséquence de la crise financière, "les franchisés des grandes marques rencontrent les pires difficultés pour obtenir des prêts afin d'ouvrir leurs boutiques  Mais ce qui inquiète par dessus tout le secteur, c'est le manque d'appétit des consommateurs eux-mêmes, qui restreignent leur budget, notamment la partie consacrée à l'habillement, à l'électroménager et à l'ameublement. Avec la crainte que l'explosion de la bulle des subprimes fasse éclater celle des centres commerciaux.

    En fait, Madame Cayeux veut vendre son projet en faisant croire qu’il serait créateur d’emplois. Au mieux, il s’agira de transfert d’emplois dû à la fermeture de nombreux petits commerces dans le centre ville

    Se voulant la championne de la démocratie participative, Madame CAYEUX  refuse un référendum sur la question et a organisé une consultation, en fait véritable propagande pour la mise en place de ce projet.

    Nous ne devons laisser dénaturer notre ville et la laisser dans les mâchoires des requins du privé. C’est pourquoi le NPA de Beauvais soutient  totalement l’initiative des élus de l’opposition.  

    SIGNEZ MASSIVEMENT LA PETITION INITIEE PAR L’OPPOSITION MUNICPALE.   Par le net : http://www.petitionduweb.com/voirpetition.php?petition=2670 ou bien auprès des élus  de Vivre Ensemble à Beauvais.

    FORUMINVEST VU DE VERVIERS (Belgique)

    La société ForumInvest est bien connue pour être un requin sans foi ni loi saccageant les unes après les autres les villes de Wallonie et d’Europe en y construisant force centres commerciaux inutiles et mal conçus, détruisant le commerce local ; généralement avec l’appui de pouvoirs locaux diversement intéressés ou soumis au chantage à la localisation (« si vous ne nous accueillez pas, on ira dans la commune voisine et vous perdrez tout »).   A Verviers, il est sérieusement question de construire un centre commercial particulièrement contestable |1|, qui recouvrira la Vesdre et détruira une bonne partie du centre-ville verviétois. À la mesure du caractère contestable de ce projet (destruction de la rivière, remplacement du commerce local par des chaînes multinationales, privatisation de l’espace public) est la propagande actuellement déployée par les promoteurs de ForumInvest. Pour complément d’information, consultez le site suivant : http://bulles.agora.eu.org/20071019_verviers_foruminvest.htm                                        

    QUAND LES IMPOTS LOCAUX GRIMPENT EN FLECHE.

    De même, dans son document de 111 propositions, Madame Cayeux déclarait : « Demain avec vous, nous continuerons à préserver votre pouvoir d’achat  et continuer à maintenir une pression fiscale modérée ».Comme d’habitude les promesses électorales n’engagent que ceux et celles qui les croient. En premier lieu, en en supprimant tout d’abord l’abattement général à la base de 15% qui bénéficiait à l’ensemble des ménages beauvaisiens. La suppression pure et simple de l’abattement général à la base de 15%, calculé sur la valeur locative moyenne constatée à Beauvais, d’un montant de 2616€ en 2007, conduira chaque foyer à acquitter 60€ supplémentaires au titre de la taxe d’habitation.. Non contente de supprimer cet abattement, Madame CAYEUX annonce une augmentation des impôts locaux de 8%. Cayeux comme Sarkozy veulent nous faire payer leur crise !

    Il est grand temps de réagir en construisant un parti qui se bat pour l’intérêt de tous et toutes… Rejoignez  le NPA .     

     

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