SALARIES EN LUTTTE

Cet après-midi, nous étions avec les salarié-es de Continental, qui à pied étaient partis du site de Clairoix pour être reçus en mairie de Compiègne.
A 17h15, les délégués racontaient aux salariés le contenu de l'entretien
J'ai filmé : http://www.youtube.com/watch?v=7fzwADGDljc
Déclaration d'Olivier Besancenot et de Christine Poupin, tête de liste NPA dans le Nord-Ouest. Continental : l'arnaque patronale.
Grugés par la direction de l'entreprise, les 1120 salariés de Continental à Clairoix dans l'Oise en ont gros sur la patate.
Après avoir accepté, en 2007, le retour aux 40 heures pour sauver l'entreprise, les voilà foutus à la porte. Marché de dupes à l'évidence !
Des secteurs entiers profitent de la crise du capitalisme pour épargner les actionnaires, augmenter leurs dividendes, notamment dans les entreprises du CAC 40 qui continuent à engranger des profits et faire payer la crise aux salariés.
Le NPA soutient les salariés de Continental dans les actions qu'ils mèneront pour bloquer la fermeture de cette entreprise.Il n' y a rien à attendre du MEDEF si ce n'est des mauvais coups, rien à attendre de Nicolas Sarkozy le démagogue dont les promesses de campagne électorale sur le pouvoir d'achat n'étaient destinées qu'à détourner des voix à son profit.Il faut interdire les licenciements.
Il est intolérable que des entreprises qui ont bénéficié de subventions publiques en profitent pour licencier.
Seule la lutte, la mobilisation interprofessionnelle, la grève permettra d'imposer au MEDEF, au gouvernement cette exigence. La lutte victorieuse en Guadeloupe, en Martinique montre qu'au-delà des journées de mobilisation réussies comme le 29 janvier, il faut ancrer dans la durée la mobilisation interprofessionnelle.
C'est l'exigence qu'il faudra faire valoir au lendemain de la grève générale du 19 mars.
Le 12 mars 2009.
22. beth'apar Le 28/04/2009 à 16:59
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Les images ont disparu depuis hier. Cela est dû au serveur que j'utilisais...
Dommage, donc.
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21. beth'apar Le 31/03/2009 à 10:28
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http://www.youtube.com/watch?v=Abbj3a0gG7A
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20. beth'apar Le 31/03/2009 à 10:26
26 mars 2009 - Clairoix
La veille, place Saint-Augustin à Paris, les salarié(e)s se sont donnés rendez-vous à 10h00 devant l'usine.
Arrivé à 9h30, je pensais capter des chuchotements, des silences, et ce sont les bruits agressifs d'un tracteur et des souffleurs thermiques qui dominent.


Les premiers braves.

Stigmates




Les combattant(e)s acculés















http://www.youtube.com/watch?v=Yuz9gQPCLL0
















Le Comité de Lutte quitte les locaux syndicaux...

L'Assemblée générale de ce "lendemain" :
http://www.megavideo.com/?v=OFZ8K40L
Sur le site ContiBlog :
"Et ça continue !!
Ce vendredi 27 mars, à Clairoix, un huissier de justice cherchait désespérément les invités au Comité Central d’Entreprise du début de semaine prochaine afin de leur remettre en mains propres les convocations aux réunions prévues initialement à Reims puis délocalisées à Nice pour des raisons de sécurité. Bien sûr les intéressés ne sont pas dupes et n’ont pas accepté lesdits documents. Les personnes non présentes à Clairoix aujourd’hui avaient dans leur boite aux lettres personnelles, un « avis de passage » leur signifiant l’acte « signification de documents » à la demande de SNC CONTINENTAL France. Document déposé en l’étude d’un huissier local.
La direction de Continental utilise des méthodes particulières qui laissent présager un avenir peu serein ressemblant plus à une guerre des nerfs qu’à une négociation « gagnant gagnant » ; comme ils disaient quand ils voulaient obtenir quelque chose des salariés.
Cette nouvelle épreuve a pour effet d’augmenter la mobilisation des élus aux CCE qui ne comptent pas en rester là dans cette procédure puisqu’ils ont dès aujourd’hui fait le nécessaire auprès du Tribunal de Grande Instance pour annuler ou suspendre par voie de référé la procédure engagée par Continental et ce pour remettre les choses en l’état et, faute d’accord volontaire de Continental pour laisser à la médiation légale, le temps de se mettre en place.
Que se passera-t-il donc la semaine prochaine ?"
Quinze jours de Lutte. Quinze premiers jours. Et les nuits d'insomnies.
Et puis il y a moi, dans tout ça. Un lambda.
Jeudi 12 mars, avec Ma Chérie, nous étions allés au cinéma, dans le centre ville de Compiègne. Avec mon appareil photo. Non pas que je mitraille les films de salle, mais je sentais qu'autour de Compiègne il pouvait se passer quelque chose. L'annonce brutale, la veille, de la fermeture de l'usine, inacceptable, pouvait allumer le feu. Légitime.
Nous avons vu Welcome, que je promote volontiers. Il s'agit du sort des Hommes...
Sur le trottoir, en sortant, j'ai rallumé mon téléphone portable et découvrais un message d'un Ami et Camarade.
- Les salariés de Conti montent à pied de l'usine pour rencontrer Marini !...
Alors, sans hésiter et sans présumer, nous avons traversé la ville et avons gonflé le rang de nos deux petites personnes. Citoyenne et citoyen, révoltés et réfléchis. Révoltés que des puissants dominent ainsi le Monde et ceux qui l'habitent, solidaires et conscients du drame humain qui surgissait soudain dans nos vies.
Inacceptable que des princes, des richissimes dominants du haut des tours, puissent ainsi agir.
Ce jour-là, j'ai fait des images grises. Et j'ai filmé la déclaration des délégués syndicaux alors qu'ils avaient été reçus par le sénateur-maire de Compiègne, ami du Président Sarkozy dit-on. Nous sommes rentrés à la maison. Nous avons caressé le chien d'abord et les chats. J'ai allumé la cheminée, puis l'ordinateur. Pour le diner, nous avons décidé de grignoter ce-qu'il-y-a...
Je suis éducateur spécialisé et je suis ouvrier.
Ma force de travail est cérébrale, elle touche à l'attitude, à la voix et aux regards. Mes savoir-faire sont dans l'être-là et cette aptitude à formuler les mots pour le dire. Je n'ai pas l'esprit technique et n'ai pas de force dans les bras.
Avant d'être cet homme, j'ai travaillé à l'usine et sur les chantiers. J'ai fait le saisonnier et l'intérimaire. J'ai fait le stagiaire, en T.U.C. et en S.I.V.P. et j'ai souhaité m'échapper. Produire est aliénant dès que l'homme est variable d'ajustement.
Ainsi fait, j'ai regardé mes images. J'ai vu l'humain, dans l'Histoire de la condition ouvrière. J'ai vu s'abattre le pire. Là où je suis.
- Mais qu'est-ce qu'on peut y faire ?...
Un possible.
C'est déjà ça.

Mille cent vingt personnes c'est pas rien.
Mille cent vingt personnes c'est pas des images du p'tit écran.
Qui passent et s'oublient.
Mille cent vingt personnes c'est des amoureux, des potes et des voisins. C'est des enfants et des grands-pères. C'est des cyclistes sur route de campagne et des ados sous les abris-bus. C'est un rigolo qui boit trop, c'est un fidèle du petit disquaire et de la boulangerie. C'est un chasseur de brame et une femme dans son jardin. C'est un gamin de quartier, c'est un frère, un époux, un fils. C'est une mère, une amie, une ex de lycée.
Mille cent vingt personnes ce n'est pas que des crédits-maisons, puisqu'il y en a.
Mille cent vingt personnes c'est cinq mille heurtées de plein fouet.
C'est soixante millions qui acceptent l'inacceptable, résignées...
Ou pas.
Mille cent vingt personnes. Un échantillon ou des vies ?
- "Nous reprenons dès aujourd'hui en main notre avenir !!"
Dans mon taf, dans mon jargon, on dit que pour tenir debout et avoir le désir de vivre, "un des petits fondamentaux c'est l'image de soi".
_______
Tiendez bon !!
Dans la tourmente j'ai pensé à "Reprise, un voyage au coeur de la classe ouvrière", le film d'Hervé Le Roux, qui d'un petit rien - quelques images sonores qui bougent - raconte pour la Mémoire ce qu'était l'usine Wonder alors que surgissait la révolte.
Plus tard j'ai pensé à "Mémoire d'un saccage" de Fernando Solanas. Et, toutes proportions gardées, que Philippe et l'homme qui tend la perche, au coeur du conflit naissant, avec micro et caméra à l'épaule, allaient probablement réaliser un puissant document.
Ni eux ni moi avions songé que nous serions là.
Une projection de mes clichés, à l'usine, pour ces mille cent vingt personnes et leurs amis et camarades... ça m'irait bien.
Aussi, je les ferai tourner sur dvd.
Hier soir, tranquille au salon, nous avons regardé "The Happiness of the Katakuris", un film de Takashi Miike.
Excellent.
Nous, dans le travail social, les attaques sur le bassin de l'emploi sont plus sournoises. Réelles et sournoises. Elles touchent aux effectifs, elles touchent aux qualifications, elles brutalisent notre Convention collective nationale, elles abordent l'éducation spécialisée et le soin en terme de coût au détriment des besoins, elles hiérarchisent la pluridisciplinarité des professionnels... Nos enfants, nos fous, nos malades coûtent trop cher. La personne handicapée est un prix de journée qu'il faut réduire.
Juste pour dire...
cliché du 19 mars 2009 : 
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19. beth'apar Le 31/03/2009 à 10:19
...
On repose le micro.
Temps d'observation.


Pour les spécialistes, qui reconnaitront les séries...

A Clairoix l'usine produit environ 980 séries différentes.
Un salarié, 45 ans et vingt et un ans de maison, m'explique que cette pléthore de séries impose une baisse de la production.
- Je change jusqu'à 4 fois dans la matinée les réglage de ma machine. Depuis des années je travaille sur la même machine. Quand on doit produire une grande série, ça sort en production. On a pété des records à Clairoix... Mais 980 séries ! Alors que Sarreguemines en sort 80. Mais quand on sera fermé, c'est eux qui vont se ramasser les séries... Et ça fera pareil !
Régler ma machine ça prend 20 minutes... une demi-heure... Puis il y a les bourrages...




Les passants extraordinaires...





Deux heures s'écoulent...
[youtube]Abbj3a0gG7A[/youtube]
Et soudain ça bouge.






[youtube]BnULRy5gMwc[/youtube]







http://www.youtube.com/watch?v=0pEYLhcvXGU
(Fin des images-qui bougent. La carte de mon appareil est pleine. Je chope mon stylo...)
- Il ne faut pas casser !, pour le moment.
On part pour un marathon. Il faut tenir le plus longtemps possible.
Durer - durer - durer !
Nous avons été écoutés mais pas entendus.
Nous avons l'impression que le degré de notre détermination n'a pas été perçu.
Aujourd'hui nous allons remonter dans les cars.
Demain! Tous à l'A.G.
Pas en équipe ! Tous ensembles !
A 8h00... ? 10h00!... Ok. 10h00.
- "Nous reprenons dès aujourd'hui en main notre avenir !!"
Et c'est une vague humaine et bruyante qui remonte le boulevard jusqu'aux 18 cars qui attentent.
A 14h40, je suis assis. Un peu sur le cul.
Pô pô pô. Quelle journée.
C'est comment dehors ?...


C'est pas eux.

Ces deux-là sont tombés dans un rêve...
En convois...

- On a fait le nécessaire, commente un bientôt retraité.
Rentrés...


Encore un cri !


....
18. beth'apar Le 28/03/2009 à 13:11
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J'ai reçu ça :
» Pour l'emission de daniel mermet « Là-bas Si J'y Suis », antoine tchao recherche vieil ouvrier ou famille travaillant à conti ; contact la Librairie des Signes (Compiègne) «
- C'est quoi “Là-bas Si j'y Suis” ?
Une émission diffusée sur France Inter à 15h00...
Ces derniers jours, la Lutte des “Conti” a été mise à l'honneur :
: //www.zshare.net/audio/5780664364225a0a/
En ligne ici : : //www.la-bas.org/
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17. beth'apar Le 28/03/2009 à 12:22
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Retour place Saint-Augustin,
pour le plaisir. 
Si des salariés ont porté de lourds pneus tout au long de la balade, c'est pas pour faire un tas comme on fait un paté sur la plage. Pas non plus parce qu'ils avaient piqué l'idée des tas de chaussures orphelines en protestation du commerce et de l'usage des mines anti-personnelles.
Après l'hôtel de ville de Compiègne, le 12 mars, la fumée noire allait léché d'autres façades...









Alors la colère des "Conti" s'est engouffrée dans un boulevard, portée par le vent.

Comme c'est beau !

Mais on n'est pas là pour s'amuser.

Discret comme on peut l'être dans une foule happée le spectacle, efficace et rapide, on vient chercher la délégation. Un petit groupe se forme...

et s'évanouit derrière un mur gris.

Derrière le mur c'est habité.

Des journalistes sont passés. Tout va bien et se déroule...
Prudent je demande à ces pères de famille au labeur si je peux me permettre quelques clichés...
- Pas d'problème.
- Vas-y. Fais lui un sourire !

Ah! La rumeur s'élève à droite !... Qu'est-ce donc ?

On discute...

Sourire et détente... Fini.

Mê! Mê!... C'est pas les mêmes ???




J'ai compris : "On ne passe plus."

Qu'est-ce qu'il se passe ?
- La Fédé nous passe dessus... me répond un militant de la CFTC.
De ce côté, il ne se passera plus rien...
Retour dans la place.

On shoote à mort.

- Putain Cousin ! Trop fort les anciens !!

Les "Conti" sortent leurs sandwiches, investissent la terrasse d'une brasserie et commenteront plus tard les tarifs. La boulangerie fait sonner sa tirelire.
Le bruit retombe et l'épaisse fumée noire des trois foyers fait comme elle le sent.
C'est le moment des prises de paroles.
http://www.youtube.com/watch?v=kY_2p5qbnp8
http://www.youtube.com/watch?v=Aj1Ukg9cFVw
http://www.youtube.com/watch?v=ZSpVE9O4H5M
http://www.youtube.com/watch?v=DHTKpfTchZk
http://www.youtube.com/watch?v=6_YvBQV5L6c

...
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16. beth'apar Le 27/03/2009 à 19:20
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27 mars 2009, dans mon salon.
départ de feu... ?
Maintenant que le conflit devient affrontement, que la mise en pression a été ignorée et toisée, "tout devient possible", comme clamait l'affiche.
Ici, autour de Clairoix, les commentaires vont bon train.
Le lancement du "mouvement" est salué, mais les avis divergent quant à la suite.
Cette volonté de mener le combat sur les seules décisions du Comité de lutte est controversée... Monsieur Szpirko n'est pas sur place pour regarder les trains passer. Même si le salut des locos est chaque fois un p'tit plaisir.
Sans doute ça n'a rien à voir, mais je regrette n'avoir vu Olivier sur la place Saint-Augustin mercredi dernier... Et présume le débat pour cette décision.
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15. beth'apar Le 26/03/2009 à 20:48
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http://www.youtube.com/watch?v=7q5W2AqzBY8
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La balade des Conti...
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Et ensuite on met le feu !
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Sûr, il manque le rugissement et le mouvement de la vague.
Ce matin, une personne qui avait "eu" des informations par la télé, reprochait qu'il n'y ait pas eu beaucoup de drapeaux aux couleurs des organisations syndicales, qu'on ne voyait que les autocollants CONTINENTAL. C'est un point de vue... ou une mise en image volontaire.
Toujours, c'est vrai que des autocollants il y en a eu sur le passage des salariés en colère. Des milliers probablement.
Beaucoup de sourires ont salué le cortège. Des poings levés aussi. Des passants effarés et d'autres amusés. Quand aux vitrines des commerçants, la plupart se sont laissés faire.
Probablement la population de ce petit village qu'est le 8ième arrondissement de Paris n'avait pas reçu l'info que des campagnards allaient débarquer en masse sur leurs boulevards.
"Ah!... Paris!"
Ben Cousin, ils se sont offert une bien belle balade.
C'est place Saint-Augustin que l'ambiance s'est tendue. Mais sans aucun incident regrettable. Aucun.
Si le contraire eut été, les télés se seraient régalées.
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14. beth'apar Le 26/03/2009 à 20:33
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Au fait !... Comment c'matin aux cars ?...
http://www.youtube.com/watch?v=7IO3ih8-oLE
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13. beth'apar Le 25/03/2009 à 22:18
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mercredi 25 mars 2009.

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12. beth'apar Le 25/03/2009 à 22:08
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mercredi 25 mars 2009

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11. beth'apar Le 23/03/2009 à 22:16
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Lundi 23 mars 2009. 17h00.
J'arrive sur le site et c'est d'abord la barrière posée la semaine dernière par les salariés qui me tape à l'oeil. Toujours en place.
Puis je distingue un camion chargé qui s'éloigne.

Devant l'usine deux pompiers sont à l'ouvrage.

Et un changement dans le décors ...

Oui. Le travail a repris.
Lundi 23 mars. 17h00. Au local syndical.

Je pousse la porte et suis saisi par la chaleur. Les visages sont crispés, marqués par la fatigue. Les regards sont durs. Les travailleurs portent toujours les chasubles, les badges et autocollants plaqués sur leurs vestes. Les voix sont cassées. L'ordinateur est allumé. Les verres de café sont vides.
Les voix sont cassées mais portent fort.
Il n'y aura pas de train mercredi. Mais 18 cars financés par le Conseil régional. 18 cars de 59 places. Il faut les remplir...
Le téléphone sonne.
C'est un des ateliers.
- Encore un qui met la pression, encore un qui demande du rendement.
Je comprends que ces coups de fil se succèdent depuis le matin. Que des chefs poussent à la production alors qu'il est convenu que cette semaine devrait être "service minimum".
- C'est encore Machin, ça fait trois fois que j'y vais. Il fout la pression à Untel. J'y retourne...
- Oh! Faut aussi qu'ils se démerdent. On peut pas y aller sans arrêt !
- ...
Le délégué décroche le téléphone et appelle la direction.
- Faut que ça s'arrête les pressions dans les ateliers !... On avait convenu...(silence dans le local. Le délégué écoute le représentant de la direction)...On veut la garantie que Continental ouvre une négociation en tri-parti, c'est-à-dire qu'on veut la garantie que Continental ne donnera pas uniquement les miettes qu'il y a sur le plan social... S'il y a un seul accident ça va vous couter très cher, faut pas demander aux Gens de prendre le risque d'aller se foutre les pattes dans une machine... Vous parlez de la sécurité des machines, mais si y en a un qui se fout les pattes dans une machine, un qui pète un cable, vous serez responsable... Jusqu'à mercredi foutez-nous la paix!... Laissez les gens retourner à leur machine !... Vous voulez quoi ?! Que tous les gens aillent s'inscrire à la Cellule psychologique ?... Il n'y a que l'assurance d'avoir un espoir de s'en aller de cette entreprise avec de bonnes garanties qui pourra faire que les gens, psychologiquement aillent beaucoup mieux et qu'ils puissent reprendre les machines pendant un an...
Une discussion qui s'étalera sur un quart d'heure... Aussi, le délégué évoque cette possibilité d'aller déposer sur la main courante à la gendarmerie, pour harcèlements multiples...
C'est très très tendu.
Et le téléphone sonne encore. Le délégué prend l'appel. Il demande le silence.
- ...
- C'est le journaliste du Parisien. Il dit que le Conseil régional ne veut pas payer les cars...
On reprend le téléphone. On appelle le maire de la commune voisine qui siège au Conseil... Confirmation!
- On a bien les cars.
Ils partiront mercredi à 8h00. Il faut être là à 7h00.
Il faut les remplir.
- Ouai. Viens avec Nous. Viens avec tes potes. Dites à vos potes de venir. Faut les remplir ces cars...
Une A.G. est prévue à 23h00.
- J'peux pas assurer, dit le délégué. J'n'en peux plus. Faut que j'dorme, ça fait dix jours que j'dors pas. J'prends un cachet, j'dors cinq heures et c'est tout. Didier c'est pareil... Faut prendre le relais, les Gars. Sinon j'vais... Qui la fait cette A.G. ce soir ?
- ...
- Oh les Gars. Moi j'peux pas là !... J'peux pas faire toutes les A.G.
Depuis ce matin, trois A.G. se sont tenues. Une pour chaque équipe qui reprend le travail.
17h40. Enfin quelqu'un se déclare volontaire pour tenir l'A.G. de ce soir. Un autre s'engage à être avec lui...
Les allers et venues dans ce petit bureau se succèdent. Sans arrêt.
- Ouvre la fenêtre !...
Il fait très chaud dans ce petit local. Les chaises sont toutes occupées par des hommes qui semblent être au coeur d'une tourmente.
Je pense que s'ils ne prennent pas du repos, certains vont le payer cher de leur santé. Ils tiennent comme dans une tempête, épuisés mais déterminés.
La cafetière revient. Pleine.
Un cadre entre. Il a entendu dire qu'en A.G....
Les Hommes reprécisent encore ce qui est dit en A.G.. Et ils dénoncent les pressions de certains chefs sur le personnel qui travaillent aux machines...
Le cadre annonce que la CGC va sortir un tract d'appel aux cadres de ne faire aucune pression...
- Nous sommes tous dans la même galère. Tous solidaires, tous ensembles... Il n'y aura pas de pression sur les salariés. Nous garantissons la paix sociale...
Je sors du local.
Mes sentiments sont confus. Je suis admiratif et émus. Révolté !
Aujourd'hui un journal local titre "Clairoix : une guerre juridique se prépare."
J'ai vu : la guerre est déjà dans l'entreprise.

Je reçois un coup de fil.
- On dit que les cars déposeront les "Conti" entre garde du Nord et gare de l'Est. On dit que les CRS les attendront et qu'ils les empêcheront de passer...
J'y serai bordel !
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10. beth'apar Le 20/03/2009 à 20:04
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Vendredi 20 mars 2009, rendez-vous à 10h00 pour une A.G.

Un au moins a veillé sur l'usine toute la nuit

Peu à peu les "Conti" arrivent... et discutent par petits groupes.

Ils parlent de la journée d'hier, de la forte mobilisation. Ils se disent qu'il aurait fallu plus encore remercier la population qui formait le cortège. Je dis qu'après la prise de parole de leur délégué, le micro aurait dû être réservé à l'emploi, aux salaires, aux retraites, à l'éducation, à la santé...

Mais bon, c'était bien quand même.
Ils disent "Et maintenant ?..."
Ils parlent "argent", "sans emploi...", "avenir..."
Ils évoquent la reprise du travail lundi. Ils disent que l'envie n'y est plus, que dans les ateliers l'atmosphère sera tendue, qu'il ne faudra pas qu'un chef fasse la moindre réflexion.
Ils parcourent les journaux. Ils disent le monde pourri, qu'il faut que ça cesse. Ils disent les dégâts à venir...
Un véhicule du supermarché d'une commune voisine s'éloigne après avoir livré un don alimentaire. Le salarié préposé à l'intendance est à l'ouvrage volontaire.

Pendant que les membres du Comité de Lutte se sont réunis devant les locaux syndicaux, c'est l'attente. "Et maintenant...?"

Enfin c'est l'A.G. se tient et le délégué de la CGT parle au nom du Comité :
http://www.youtube.com/watch?v=2uevPr0ij2g
Puis il faut repréciser la stratégie.
Non! les "SD" ne reprennent pas le travail demain !
("SD" : les salariés qui bossent samedi/dimanche)
Et l'attente reprend en même temps que les commentaires s'élèvent...

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9. beth'apar Le 19/03/2009 à 22:33
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Yo! Camarades,
Aujourd'hui, jeudi 19 mars 2009 : [b]R.A.S.[/b
Tout est calme...
Ah si !
J'ai vu un nouveau drapeau flotté sur la ville.


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8. beth'apar Le 19/03/2009 à 05:26

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Mercredi 18 mars 2009
D'abord, sur les routes, les salariés se sont mobilisés pour distribuer des tracts pour la journée de demain. Les ronds-points stratégiques sont occupés par des petits groupes aux couleurs des différentes organisations syndicales, tous portent les blousons noirs "Continental".
Sur le site de l'usine, la route reste bloquée. Barrières, banderoles, et le feu sans flamme d'où s'élèvent les fumées acides des plastiques et matières pneumatiques.

Le véhicule de la dernière télé présente sur les lieux s'éloigne. Plus "rien" pour faire de l'image. Puis les "Conti" ne veulent plus parler aux journalistes. J'ai pourtant mon badge du syndicat mais en raison de mon appareil photo je sens les réticences et dois me présenter pour dialoguer avec les salarié-es fatigués et clairement écoeurés par le traitement que les médias font de cette ruine qui s'abat sur nos vies.

- 48 couples travaillent ici, me dit un homme dans ses cinquantièmes années.
Avec son épouse, ils me disent comment ils informent leur fils de seize ans, interne et inquiet. Ils me disent la vie dans l'entreprise, le bon salaire en comparaison de ceux pratiqués dans les boites environnantes, la bonne ambiance - même pour les intérimaires à qui on offrait à leur arrivée "le costume" comme dit la dame. Ils me racontent qu'à leurs ages ils ne sont pas les plus mal lotis, que la maison est payée - même si c'était l'arnaque du crédit à taux progressif. Ils me racontent un peu le travail, pas trop dur même s'il fallait assurer le rendement, les cadences. Ils disent que dans les ateliers tout a été laissé en plan au moment de l'annonce du pire, que lundi ce sera dur, qu'il faudra décoller la matière.

Elle me dit que "là-dedans" il fait toujours chaud, pour cette raison que l'important pour la production est de conserver le taux d'humidité.
- En hivers, nous sommes en maillot. Parfois, l'hiver, on pense aux SDF... pour dormir au chaud il aurait suffit qu'ils viennent à Conti !
Ils me disent comment ils n'ont pas compris ce qui s'est passé à Reims, qu'eux étaient dehors et qu'on ne leur a rien dit, que les médias ne se sont intéressés qu'aux oeufs jetés.
Comme je leur dis mon métier, de l'autre côté de la colline, celui de mon épouse, nos inquiétudes pour la santé mentale des futurs licenciés, pour l'équilibre des familles, ils me disent leurs craintes, leur conviction que certains pourraient péter les plombs, et les enfants dans tout ça qui déjà pleurent et sont tristes que "Papa va perdre son travail" ou Maman, et parfois les deux donc.
Et le sommeil qui ne repose plus...
Ils me disent qu'en raison des bons salaires, des heures supplémentaires toujours possibles, "Ici certains ont des gros crédits, un niveau de vie...".
Ils disent leurs parcours, leurs galères, comment ils sont entrés "chez Conti" pour payer la maison.
Ils se rappellent des conditions de travail bien pires. Elle se souvient des cadences, ailleurs, dans le parfum. Il se souvient du travail à Carrefour.
Le soleil brille au dessus de notre conversation. Mais pas dans les coeurs.
Elle se rappelle de sa plus grosse paye, à Conti, qu'elle avait découverte en vacances alors qu'elle interrogeait son compte.
Ils évoquent leurs collègues...
Et ils mesurent le drame sur la région. Sans mettre de mot sur le futur. Sans le nommer concrètement.
On se dit au revoir.
On se dit à demain...

Plus loin, un homme s'interroge sur le RMI...

Avant hier, en fin d'après-midi, une délégation du Conseil régional est venue "soutenir" les salariés.
Et probablement leurs familles... et dire comment c'est toute la région qui est touchée par cette fermeture...
Mais surtout ces élu-es étaient venus avec un message : "Il ne faut pas politiser ce débat."
http://www.youtube.com/watch?v=Ryj2PmuJCv0
"Ce n'est pas une histoire de Droite et de Gauche..."
Et mon postérieur ?... C'est du cake aux olives ?... Tu m'prends pour un jambon ?

Derrière la barrière, c'est un petit groupe d'hommes qui veillent.
- Conti, c'est exemplaire. Après, c'est partout que ça fera mal.
- Là, ça va. On est là, entre nous. Mais après, chez nous, sans travail...
Un routier s'arrête. Les mains se serrent.
- Tenez bon...
Il raconte les suppressions d'emplois dans les transports. 40 chauffeurs là-bas, 25 ailleurs... Et n'hésite pas à nommer "les boches" comme responsables...
- Pô pô pô ! Faut pas dire ça, Camarades. Ils sont des hommes comme nous. (Je pense "lutte de classe" mais ne le dis pas)
On parle "reclassement pourquoi faire". On parle du boulot qu'il n'y aura plus. On parle des jeunes. On parle des jours, des heures qui se sont écoulés depuis le 11 mars 2009. On parle des médias, de Rue 89, de Mermet en ligne sur le site la-bas.org. On parle des rumeurs qui ont circulé depuis jeudi, de celle qui disait que les ouvriers d'Hanovre avaient tout pété dans l'usine. On parle des cadres qui se pensaient autrement, supérieurs, protégés. On parle des salaires qui seront payés jusqu'à lundi, jour de reprise, et de cette drôle d'ambiance qui règnera dans l'entreprise...
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7. beth'apar Le 17/03/2009 à 19:51
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Vous allez voir et entendre Mme Caroline Cayeux (UMP), conseil régional de Picardie, affirmer "absolument" qu'elle va demander au Parlement d'interdire les licenciements dans les boites qui font du profit...
<object width="425" height="264"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/M6Eil_fVwGg&hl=fr&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/M6Eil_fVwGg&hl=fr&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="264"></embed></object>
Etonnant non.
(Si le lien posé n'affiche pas la vidéo, c'est là : http://www.youtube.com/watch?v=M6Eil_fVwGg )
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6. beth'apar Le 17/03/2009 à 13:31
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C'est dommage que nous ne puissions pas corriger les fautes d'orthographe après envoi sur le site du NPA 60.
L'erreur est humaine.
Et la fatigue aussi.

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5. beth'apar Le 17/03/2009 à 13:27
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La reprise du travail a de fait été voté ce matin... MAIS sous conditions !
voir la vidéo sur RUE89 ici :
http://eco.rue89.com/2009/03/17/continental-pour-une-greve-du-zele-en-attendant-de-negocier
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4. beth'apar Le 17/03/2009 à 12:53
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France Inter fait-il de la désinformation ?...
Un pote vient de passer à l'usine : Non! Ils n'ont pas repris le travail...
Les salariés sont toujours devant l'usine et disent qu'ils ne lâcheront pas...
Une vidéo prise hier, au retour des cars :
http://www.youtube.com/watch?v=Am4W3X48oyQ
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3. beth'apar Le 17/03/2009 à 12:08
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Continental Clairoix...
Ce matin les salarié-es ont voté la reprise de travail...
Hier, lundi 16 mars 2009 :
Retour des cars... Le CCE n'a abouti à rien de bon pour les "Conti".
Les portes-paroles du Collectif déclare la décision de bloquer symboliquement la voie ferrée...




Les journalistes sont dans la place...


Le délégué CGT explique ce point de vue qu'il ne faut rien lâcher.
Les discussions sont tendues. Les avis divergent.
"C'est Vous qui déciderez..."

Témoin du malheur et de ce qui déjà semble une "fatalité"...

Et pourtant, il n'y a rien là-dedans qui ne tient pas des idées et d'une idéologie !!
Un quart d'heure, vingt minutes, vingt-cinq minutes.... Il faut débloquer la voie.
C'est heure de grande circulation.
(le lendemain, alors que je tracte un peu à la gare de Compiègne, je suis interpelé par une cliente mécontente).

Les forces de l'Ordre garantissent la sécurité alors que la circulation ferroviaire va reprendre...
Aucun mauvais geste ni mouvement n'est à déplorer.


La population attend, tendue et colère contenue, l'arrivée d'une délégation du Conseil régional... Sur place on dit "Une délégation de l'UMP"...



Les salopards arrivent sur le site...


Le grand qui dépasse est un membre du PS...

"Il ne faut pas politiser...". Ben voyons !!!



"Interdiction des licenciement pour les boites qui font des profits !!"



Un petit tour et puis s'en vont... Les images sont dans la boite pour le début de campagne...


...
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2. beth'apar Le 16/03/2009 à 13:25
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Continental Clairoix, ce lundi matin 16 mars 2009
Sur place le soleil accompagne la fumée noir du brasier.
L'accès à l'usine est bloqué.
J'entends à la radio que la direction a déclaré qu'elle ne reviendra pas sur sa décision. J'entends la diffusion d'un reportage sonore à Reims...
J'entends que la séance reprendra à 14h00... La journée sera longue.
Ce matin, aux portes de l'usine, un seul drapeau au vent :

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1. beth'apar Le 15/03/2009 à 14:47
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Ce matin (comme hier et comme demain) je suis allé sur le site de Continental Clairoix.
Avec des ouvriers, je suis allé dans l'usine et ai fait quelques clichés.

Ici, la fameuse ligne toute neuve, celle par laquelle les salarié-es ont pensé jusqu'au 12 mars 2009 que le site ne fermera pas :




Un transpal' neuf comme un jouet sous le sapin :

Pour une commande bloquée :

Vendredi la direction a demandé de pouvoir expédier cette commande... : NON!




















Ces clichés sont téléchargeables dans le lien ci-dessus avec d'autres.
Faites tourner si vous voulez :
http://www.megaupload.com/?d=31839MEH
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Dernière mise à jour de cette page le 24/05/2009